Le mot du Président
AU GOUT DU JOUR
                 Pour une fois, je ferai court ! 
           Court parce que personne (paraît-il) ne comprend ce que j'écrit. Mais vu les commentaires entendus ici et là, je suis intimement persuadé, qu'ils comprennent tous, bien au contraire, et la vérité les gêne quelque peu, c'est tout ! Pourtant je leur pardonne volontiers car se ne sont que des peureux, voir des lâches, qui préfèrent se voiler la face plutôt que de dire la vérité. 
                Et qu'ils tentent (tout simplement et ce par n'importe quel moyen) de me faire taire. A ces derniers je ne peux que leur souhaiter BON COURAGE ! 
 
                A ces derniers, je réponds en citant l'Apologue de MENELIUS AGRIPA. 
                                                                                            (Consul romain du 494 Avant J. C.)
             Il est arrivé, autrefois, alors que le corps humain n'était pas encore, comme aujourd'hui solitaire, où chaque organe était autonome et tenait son propre langage, qu'il y eut une révolte générale : Ils étaient tous furieux de travailler et de prendre de la peine pour l'estomac, tandis que estomac, bien tranquille au milieu du corps, mais sous l'empire du cerveau, n'avait qu'à profiter des plaisirs qu'ils lui procuraient. Ils se mirent donc d'accord. 
- La main ne porterait plus la nourriture à la bouche. 
- La bouche refuserait de prendre ce qu'on lui donnerait. 
- Et les dents de mâcher. 
            Le but de cette révolte était de mater l'estomac en l'affamant, mais les membres et le corps tout entier furent rendus dans le même temps à une extrême faiblesse. Ils virent alors que l'estomac, lui aussi, jouait un rôle actif, qu'il les entretenait comme eux-mêmes l'entretenaient en renvoyant dans tout l'organisme cette substance produite par la digestion. Cette substance qui donne vie et vigueur, c'est-à-dire le sang qui coule dans nos veines. 
            Par cet apologue, en montrant comment l'émeute des parties du corps ressemblait à la révolte de la plèbe contre les praticiens, il les ramena à la raison. 
             Cette fable, très répandue dans l'Antiquité, est tirée de "L'Histoire Romaine" de TITE-LIVE (historien latin). 
 
            Mais ce n'est qu'une fable et cette philosophie, pour le moins discutable, se voit remise au goût du jour par une récente majorité où les plus humbles, n'étant plus représentés n'auraient qu'un seul droit, celui de se taire ! Ainsi donc il ne resterait au citoyen qu'à se plier à la "morale" de ces nouveaux praticiens, fraîchement élus et totalement incompétents. 
 
{{ Abusus non tollit usum }} 
L'abus que l'on peut faire d'une chose ne doit pas forcer nécessairement de s'en abstenir. 
 
             Qui peut le plus, peut le moins. Mais il n'en reste pas moins vrai que le moins est plus raisonnable que le plus.... Alors méfie-toi de tes folles ambitions et de ce qui pourrait advenir à trop exiger. 
           Ne te révolte pas citoyen, ton avenir est entre les mains de gens qui ne veulent que ton bien... On te promet la sécurité, la paix, du travail et du pain et tu oses ne pas y croire ? 
            On pense pour toi, on réfléchit pour toi et tu rechignes encore, ingrat ! 
             Tais-toi et marche ! 

                                                                                                                                                                                                    DECAMME Jean